Vogue Paris

Vogue Paris 985

Le magazine des tendances de ce qui fait la mode des femmes. Le magazine qui réinvente de manière chic, élégante créative, passionnée, extraordinaire les tendances d'aujourd'hui et de demain.

더 읽기
국가:
France
언어:
French
출판사:
Les Publications Conde Nast SA
빈도:
Monthly
₩5,239
₩26,236
10 발행호

이번 호 내용

9
un cinéma nommé désir

Complexité des sentiments et perfection esthétique,“Call Me by Your Name”, le dernier film de LUCA GUADAGNINO,saisit comme un coup de foudre. Pour “Vogue”, le cinéaste qui achève ainsisa trilogie sur le désir parle d’amour, de mode, d’Italie et de nostalgie. Avec le très beau Call Me by Your Name, déjà annoncé comme un événement avec ses quatre nominations aux Oscars, et la sortie, l’hiver prochain, de son remake de Suspiria (le film d’horreur de Dario Argento), 2018 s’impose comme l’année de la consécration pour Luca Guadagnino. On avait déjà remarqué ce cinéaste italien de 47 ans pour son goût de la complexité amoureuse et son attention esthétique aux détails, avec ses deux précédents films: Amore (I Am Love) en 2009, avec Tilda Swinton à laquelle il a aussi consacré un documentaire, et…

2
le sacre du serpent

Spécimen rare Pour les 150 ans de Chopard, Caroline Scheufele a créé «Animal World», un bestiaire précieux de 150 pièces de haute joaillerie. Ici, bague Serpent en or rose serti de 414 diamants jaunes, 204 diamants bruns, 211 diamants noirs et 2 saphirs taille cabochon.Robe, Jacquemus. Ongles laqués avec le Dior Vernis Muguet. Écailles ciselées Pour se lover gracieusement au creux du cou et épouser les clavicules, les serpents d’Orlov sont formés de maillons squelettés entièrement articulés. Ici, collier serpent en or blanc serti de diamants (41 cts), bientôt décliné en version fine jewelry. Top, Naélie. Maquillage Dior avec le fond de teint Diorskin Forever Undercover Beige Tendre, le DiorBlush Sculpt Pink Shape, la Palette 5 Couleurs Glow Addict Flirt, le mascara Diorshow Pump’N’Volume Black Pump, le mascara Sourcils Diorshow Bold Brow…

2
ethan james green

Votre entrée dans la photo de mode ? J’ai commencé par photographier mes amis et ma famille. Esther, ma cousine et principale «collaboratrice» à l’époque, posait, se chargeait du stylisme et cousait parfois elle-même des vêtements pour nos shootings. Mon plan de départ était d’aller dans une école d’art de Detroit, mais j’ai découvert que je pouvais travailler comme mannequin: j’ai jugé que ce serait plus utile d’apprendre le métier en fréquentant les studios et je me suis envolé vers New York. Votre plus lointain souvenir lié à la mode ? Une pub pour les grands magasins J.C. Penney avec la chanson I’m Too Sexy. Votre mentor ? Le photographe David Armstrong, qui restera sans doute à jamais ma plus grande source d’inspiration. Une image de mode qui vous a marqué ? Il y en a beaucoup,…

9
identification d’une femme

Qui est la femme Prada, celle que MIUCCIA PRADA dessine au fil de ses collections depuis trente ans ? Une féministe engagée, une mystérieuse femme du monde, une superhéroïne glamour ? Sans doute les trois à la fois, tant la styliste italienne aime à détourner les codes et à renverser, de manière subtile, le conformisme ambiant. Miss Fury, une héroïne sans cesse embarquée dans des intrigues trépidantes et bourrées de suspense… avec une aura de mystère dont le lecteur raffole !» Voilà comment une publicité dans le Chicago Sun décrivait la super-héroïne du premier comic strip féminin créé en 1941. Avec son flegme aussi imperturbable que sa coiffure, cette Miss Fury fait un peu penser à Miuccia Prada, non ? Depuis quatre décennies, la célèbre styliste italienne trace sa route dans…

11
margiela surexposé

«Je vous en prie, asseyez-vous. Martin était sur la chaise en face de vous pas plus tard qu’hier soir.» Ainsi nous accueille Alexandre Samson, le responsable des collections contemporaines du Palais Galliera et commissaire de l’exposition qui nous intéresse, sachant pimenter cette introduction en évoquant le passage du créateur qui ne se montre jamais et qu’on a donc raté à quelques heures près. Ce matin-là, le montage commence à peine, mais les pièces sont sélectionnées et la scéno arrêtée. «Vous voyez le panneau peint en gris et blanc, là-bas ? C’est un essai pour l’expo. Les ouvriers vont recouvrir les murs sans protéger la moquette, pour qu’elle soit maculée de taches de peinture. Martin aime l’idée d’une scénographie façon chantier, très brute, ce qui n’est pas surprenant, quand on connaît…

9
memories

JUIN 1960, NEW YORK, 9 RUE W GREENWICH VILLAGE Noire comme un sous-marin en Lurex brillant, la façade très bourgeoise du Lion, établissement situé au n° 62, est éclairée par deux lanternes de fiacre et un lutrin vitré qui contient le menu. Une frêle poupée aux yeux de biche à la Cléopâtre et choucroute effondrée – exactement Amy Winehouse avant l’heure – pousse la porte à petits carreaux de verre. Elle s’appelle encore Barbara (avec un a entre le second b et le r), elle a à peine 18 ans. Voilà déjà trois ans qu’elle vit en beatnik dans des appartements de rencontre. Barbara attend son tour. Son allure invraisemblable: blouson en plastique rouge et argent, long chemisier élisabéthain glissé dans une salopette, grosse casquette de conducteur de locomotive, attire l’oeil…