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Vogue Paris

Vogue Paris Février 2021

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Le magazine des tendances de ce qui fait la mode des femmes. Le magazine qui réinvente de manière chic, élégante créative, passionnée, extraordinaire les tendances d'aujourd'hui et de demain.

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국가:
France
언어:
French
출판사:
Les Publications Conde Nast SA
빈도:
Monthly
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₩26,539
10 발행호

이번 호 내용

2
le point de vue de vogue

J’ai commencé ma carrière au Vogue Paris avec Stella. Il y a vingt ans… Ma toute première séance, ma première série dans Vogue Paris, ce fut avec Stella. Nous nous connaissions déjà bien et cela me rassurait de débuter dans le magazine avec elle. Parce que sa noble désinvolture, parce que son androgynie magnétique au coeur d’une génération de top models sexy, parce que cette aristocratie cool qui lui donnait une attitude particulière… Elle incarnait pour moi la justesse d’une _ lle chic et le naturel de la vraie chic _ lle. C’est cette unique alliance de mystère et de présence qui sans doute a fait l’extraordinaire carrière de Stella Tennant. Tous les photographes. Tous les styles. Tous les podiums. Tous les créateurs, qui l’aimaient pour cette silhouette in_ niment élancée…

2
flash-back

La Purete d’une photo de mode… Tout est dit: Paris! Ce que l’on voit en premier lieu, c’est Tatjana Patitz dans sa beauté éclatante, mannequin aux prémisses de l’ère des top models. Elle pose avec cette morgue propre à l’ambiance d’alors, au summum de l’affranchissement féminin, dans les années 80, quand les femmes sont des Wonder Women. Elle est à la terrasse du Café de Flore, dans le cadre merveilleux de Peter Lindbergh. Et l’on peut s’arrêter là, car tout est parfait: l’essence de la Parisienne. Mais le prodigieux dans cette évidente photo, ce sont les messages sous-jacents. Elle dit l’amitié, la fidélité, la cohésion parfaite, un regard d’affection, de communion culturelle. Tatjana est habillée en Sonia Rykiel qui, depuis longtemps, s’amuse des codes masculins. Ce manteau-peignoir exagérant à l’outrance le tissu…

1
matière à durer

Miuccia Prada et le vintage, c’est une histoire d’amour qui se poursuit depuis plus de quarante ans. Une source d’inspiration («J’adore imaginer la vie des femmes qui ont porté ces vêtements», dit-elle souvent), une référence aussi qu’elle introduit avec malice dans ses collections Miu Miu. Avec Upcycled, sa nouvelle capsule, la créatrice milanaise va encore plus loin et utilise la seconde main comme une matière première anti-gaspi. Dans des boutiques vintage ou sur les marchés aux puces, elle déniche ainsi ses pièces préférées (généralement fabriquées entre les années 30 et les seventies). Puis elle les retravaille dans un esprit 100 % Miu Miu (donc très second degré), à grand renfort de perles, de rubans, de strass brodés à la main et autres colifichets girly. Exclusivement composée de 80 pièces uniques,…

4
cultiver son vêtement intérieur

Enfiler un jogging ou un short pour sa séance de sport en ligne, puis s’habiller pour sa journée de télétravail, se délasser en tenue cocooning devant une série, avant de se glisser dans son pyjama en soie. Et si finalement le homewear était un univers riche de possibilités? Redécouvert grâce au confinement, ce parent pauvre de la mode est tout simplement devenu son nouveau Graal. Avec Dior Chez Moi, Maria Grazia Chiuri lui a même offert sa propre collection. Pensé pendant le premier confinement et lancé en novembre 2020, ce vestiaire intemporel aussi cocooning que raffiné s’étoffe largement ce printemps, titillé par l’envie de prendre l’air. Ainsi, les voluptueux ensembles pyjamas ou les peignoirs en soie s’enrichissent de pièces plus jour – robes légères, jupes longues, marinières à col bateau…

1
white spirit

Parce que le blanc des écrans de cinéma, des robes de mariée, des sommets enneigés nous a tant manqué en 2020, il sera notre porte-bonheur en 2021, la page vierge sur laquelle projeter toutes nos envies de mode. Tenus en bandoulière ou bien serrés sur le coeur, les sacs immaculés aimantent ainsi ces désirs de renouveau. De l’iconique Jackie de Gucci remasterisé (le blanc aristocratique n’a pas pris une ride) au fourre-tout rétro-futuriste de Prada, en passant par le Moonlight de Fendi et son croissant lunaire, toutes les formes sont permises ainsi que quelques excentricités côté textures: effet croco, cuir brossé, surpiqûres contrastées… Malevitch, sors de ce sac!…

3
sous la coupole, la ronde de l’art

On l’attendait depuis le début des années 2000. L’arrivée de la collection Pinault à la Bourse de commerce de Paris, c’est un peu comme une lettre d’amour, longtemps perdue dans un centre de tri, qui réapparaîtrait enfin. Entre-temps, beaucoup d’eau a coulé sous le pont des Arts. Et aussi sous le pont des Soupirs, depuis que François Pinault a investi le Palazzo Grassi et la Pointe de la Douane, à Venise. C’est donc un troisième lieu qu’il s’apprête à ouvrir, au centre de Paris, sur l’axe qui relie le Centre Pompidou et le musée du Louvre. «Trois lieux à l’identité propre et forte, assure Jean-Jacques Aillagon, conseiller spécial du milliardaire depuis 2004 et directeur général de sa collection. François Pinault a souhaité que la collection s’engage de façon spécifique en…