Dans l’Absolu,tout opéra doit être exécuté dans la langue qui inspira le compositeur, aucun doute n’est permis. Cependant, où se trouve l’Absolu ? Montrez-le-moi sur la carte. Qui habite ce pays ? En dehors des Absolutistes, quel individu connaît aussi bien l’italien, le français, l’allemand, l’anglais, le russe, le tchèque, le hongrois, soit les idiomes de Puccini, Poulenc, Strauss, Britten, Tchaïkovski, Dvorák, Bartók ?
Il n’y a pas de public absolu, mais des publics contingents, précis, circonstanciés, appartenant à une nation. Dès lors se repose la question : dans quelle langue présenter les opéras ? Pendant des siècles, on traduisit les œuvres, particulièrement et intensément au XIXe où l’opéra jouissait de la popularité immense dont bénéficie maintenant le cinéma. Ainsi, les gens assistaient à une pièce chantée qu’ils comprenaient, drame…
