LA DISTRIBUTION S’IMPOSE
écor de quotidien londonien pour une naissance réaliste, avec adorable scène de la crèche, et ses moutons bêlants. Si la suite tombe à plat, faute de savoir quoi faire des chœurs, l’émerveillement de la résurrection fait de la troisième partie de ce Messie inégal signé Deborah Warner, déjà vu ici en 2012, un enchantement. Stefano Montanari a su métamorphoser l’Orchestre maison en phalange quasi-baroque, mais sa battue empêche de transformer l’essai en splendeur: trop rond, sans aspérité, trop sage. Mais la distribution s’impose. Allan Clayton, ténor emporté, avec son corps si lourd, mais si mobile, est vibrant. Christopher Purves, éraillé, inquiète tout un temps, mais se retrouve avec « Why Do the Nations » et surtout « The Trumpet Shall Sound », racé. Anna Devin est délicieuse…