Dix ans après Abus de faiblesse, l’autrice Catherine Breillat revient derrière la caméra. L’Été dernier, en compétition au dernier Festival de Cannes, est un remake du film Dronningen, de la Danoise May el-Thouky. Avec le même point de départ: une femme, avocate, a une liaison amoureuse et sexuelle avec son beau-fils de 17 ans. Il avoue, elle nie. Frisson familial, thème sociétal, ambition morale: Catherine Breillat, qui n’aime rien tant que les sujets qui chauffent les yeux, l’esprit et la raison avec, souvent, des morceaux de sexe dedans, notamment dans Anatomie de l’enfer, avec Rocco Siffredi. La provocation ne lui fait donc pas peur, mais c’est paradoxalement ce qui est absent de cet Été dernier. Tout n’y est que calme et cheveux lisses. L’exposition est parfaite, mais, une fois l’acte…
