Iceage
Plowing Into The Field Of Love (Matador)
Se seraient-ils déjà assagis ? À les écouter, les quatre gamins de Copenhague sont dorénavant devenus des hommes. Et ce troisième album devrait se charger de le prouver à tout le monde. Certes, les douze chansons, plus longues qu’à l’accoutumée, laissent les fondamentaux du groupe intacts. Son esprit est toujours aussi tempétueux, torturé à coup sûr, névrosé probablement. Reste que la noirceur habituelle d’Iceage s’est muée en un petit camaïeu de gris. Non sans dérision, ils hurlent à qui veut les entendre qu’ils ont mûri. Le tout à grand renfort de piano, de violon, d’orgue et de mandoline. Ce n’est pas désagréable, juste différent. Déroutant même. Derrière l’odeur de sueur en concert, les cheveux gras et mal coupés, l’imagerie provoc’ et les…
