Tout se passe à l’intérieur. La musique de Nala Sinephro est, comme elle, d’apparence calme et discrète. Ses deux albums, Space 1.8, en 2021, et Endlessness, paru en septembre dernier, ont d’ailleurs vite fait d’être catalogués d’ambient jazz. Il est vrai que, bien qu’elle fasse partie de la scène jazz londonienne, elle en prend le contrepied en délaissant les influences hip-hop ou techno pour plutôt développer une musique atmosphérique, voire cosmique. Mais en publiant ces disques, le label Warp ne s’y est pas trompé : la musicienne belge a ce qu’il faut d’audace et d’envie d’expérimentation pour intégrer son catalogue. Au-delà de toute étiquette, sa musique est avant tout l’expression d’un univers intérieur riche, dont le calme apparent recèle au fond de multiples aspérités et tourments. Et c’est bien de…
