IL ARRACHE LES RESTES DES POILUS DE LA GLAISE ET TENTE ENSUITE DE LEUR RENDRE LEUR IDENTITÉ. ET UNE TOMBE DIGNE DE CE NOM Au fond d’une fosse de 3 mètres, le Dr Bruno Frémont retire de la glaise un godillot de cuir, dont on entrevoit encore les lacets. Puis le médecin légiste de Verdun, 61 ans, longue silhouette en blouse verte et mains gantées de cuir, extrait un casque Adrian, celui des poilus. Puis trois crânes, des fémurs, des tibias, des lambeaux d’uniforme, des cartouches rouillées de fusil Lebel, des lunettes. Une fiole, à moitié pleine, de Ricqlès, l’alcool de menthe, le remontant des combattants. Enfin, une plaque militaire. Au recto, elle porte un nom, Claude Fournier ; au verso : 1900, la date de son incorporation dans l’armée,…