ZINIO logo
ONTDEKKENBIBLIOTHEEK
Nieuws & Politiek
L'Express

L'Express 29 Mars 2017

Chaque semaine, vous retrouvez les grands thèmes de l’ACTUALITE politique, économique, sociale et culturelle DECRYPTES en toute indépendance par de grands EDITORIALISTES reconnus dans leur domaine d'expertise. Des grands dossiers, des enquêtes exclusives et des reportages inédits redonnent du SENS à l'actualité et vous permettent de mieux COMPRENDRE le monde actuel.

Meer lezen
Land:
France
Taal:
French
Uitgever:
Groupe Express Roularta
Verschijningsfrequentie:
Weekly
SPECIAAL: Économisez 50% sur votre abonnement!
EDITIE KOPEN
€ 5,23(Incl. btw)
ABONNEREN
€ 42,70€ 21,34(Incl. btw)
26 Edities

in deze editie

3 min.
une élection par défauts

Quand les Français décident de renverser la table, ils ne font pas les choses à moitié, ils ne brisent pas la vaisselle tout en sauvant la soupe. De la vieille politique, du système en vigueur depuis 1958, il ne restera sans doute rien à l’été, pas même l’idée que le nouveau président est un monarque républicain. Le vainqueur sera humain, trop humain, et les citoyens sauront le lui rappeler au besoin. Dans les soubresauts de la campagne s’installe en effet l’idée que les électeurs vont voter pour le candidat de leur choix, non seulement malgré ses faiblesses, mais pour ses faiblesses. Cette présidentielle n’est pas une élection par défaut, c’est une élection par défauts. François Fillon l’a compris. De ses turpitudes, il tente de faire un argument électoral, se plaçant en victime…

2 min.
la nouvelle bataille d’angleterre

L’inquiétant dans le Brexit n’est pas tant de voir le Royaume-Uni se décrocher du train de l’Europe et perdre son élan comme un wagon en roue libre. C’est plutôt de constater l’embarras total dans lequel se trouve le reste de l’Union pour élaborer une réponse appropriée à la situation. Or cette inertie découle surtout d’une fragmentation imposée par la conception britannique de l’idée européenne. Si l’on met à part la zone euro et les mécanismes de la monnaie unique, l’état actuel de l’UE résulte en grande partie de la façon dont le Royaume-Uni a invariablement accentué l’affirmation des égoïsmes nationaux et l’approche boutiquaire (pardon si le mot est de Napoléon). Dans un livre courageux, très intelligemment argumenté pour une cause devenue difficile à défendre, Réinventer la social-démocratie (*), le financier Philippe…

3 min.
le progrès n’est pas une chimère

Des attentats de Londres à la bataille de Mossoul, des menaces d’Erdogan aux outrances de Trump, du chômage français au réchauffement climatique, c’est à croire que le monde n’a jamais été aussi dangereux qu’aujourd’hui. Une jeune mère me demandait récemment : quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? Qu’elle se rassure! Car le monde, à bien des égards, n’a jamais été aussi accueillant qu’aujourd’hui. C’est en tout cas ce que montrent les statistiques de chercheurs, comme Max Roser à Oxford ou Steven Pinker à Harvard, et d’essayistes comme le Suédois Johan Norberg, qui tentent de rendre objective la situation contemporaine, en fabriquant des séries chiffrées de long terme sur l’économie, la santé, l’environnement, la sécurité ou la liberté. Sur tous ces sujets, la situation du monde est bien plus favorable…

3 min.
le tabou du qi est suicidaire

Parler du quotient intellectuel (QI) conduit les bien-pensants à sortir immédiatement la gousse d’ail et le crucifix. Un QI élevé est pourtant la principale défense dans le monde qui vient. Si la mondialisation a sorti 2milliards d’êtres humains de la misère, elle s’est accompagnée d’une concurrence inattendue : des millions d’ingénieurs et de chercheurs ont été formés en Asie. La part de la Chine dans les dépenses mondiales de recherche a explosé : 2 % en 1995, 30 % aujourd’hui, soit plus que l’Europe tout entière. La montée en puissance des pays asiatiques dans le classement Pisa des systèmes scolaires est troublante : la première guerre cérébrale – entre Asie et Occident – a été perdue. Le QI moyen à Singapour et à Hongkong (108) est 10 points au-dessus de…

3 min.
réponses au front national

Aobserver le chaos désolant de cette campagne électorale, où il n’est question ni de programme ni de calendrier de mise en oeuvre, on pourrait désespérer de la démocratie. Tout se passe comme si les Français trouvaient que la situation actuelle du pays était la pire possible, à l’exception de toutes les autres. Comme s’ils trouvaient que « c’était mieux avant », et qu’il ne faut rien changer. En agissant ainsi, ils font le lit du Front national qui, lui, ose dire explicitement que « c’était mieux avant » et qu’il faut y revenir. De fait, tels sont ses trois principaux arguments : 1. NOUS RECEVONS TROP D’ÉTRANGERS, IL FAUT REVENIR À UNE SITUATION OÙ IL Y EN AVAIT MOINS. Notre pays reçoit aujourd’hui moins de 400000 nouveaux migrants chaque année, légaux et illégaux,…

1 min.
la course

Les jeux de 2024 divisent les candidats Dans la course aux JO 2024, Los Angeles a perdu de sa superbe, plombée par la victoire encombrante de Donald Trump. La présidentielle d’avril pourrait-elle affecter la candidature parisienne? Les onze prétendants à l’Elysée ne sont pas d’accord. Quatre d’entre eux y sont ouvertement favorables : Emmanuel Macron, pour qui « c’est bon pour le moral », Benoît Hamon, qui peut difficilement se passer de l’appui d’Anne Hidalgo, François Fillon, à condition de maîtriser les coûts, et Nicolas Dupont-Aignan, après s’être débarrassé de son controversé slogan anglais, « Made for sharing ». Chez Marine Le Pen, on approuve du bout des lèvres : pour son second, Florian Philippot, « ça ne poserait pas de problème majeur ». Quant à Jean-Luc Mélenchon, Nathalie Arthaud et…