ZINIO logo

La Revue du Vin de France

No. 655

Grâce à son savoir-faire et ses experts, La Revue du Vin de France vous apporte une information riche pour connaître, choisir et déguster les bons vins, constituer votre cave et multiplier les plaisirs de la découverte.

Land:
France
Taal:
French
Uitgever:
Revue du Vin de France
Frequentie:
Monthly
€ 7,46(Incl. btw)
€ 64,05(Incl. btw)
10 Edities

in deze editie

3 min
après la pandémie

Contre toute attente, la pandémie qui a contracté nos économies n’a pas eu d’effets si négatifs sur le marché du vin. Elle a plutôt rebattu ses cartes. Ce n’est pas seulement parce que, confinements aidant, on a davantage bu à la maison, chacun puisant dans sa cave qu’il a bien fallu reconstituer. Les producteurs les plus structurés, les maisons les mieux organisées ont profité du Covid-19 pour développer de nouvelles façons de vendre, encore timides jusque-là. En 2021, la Champagne et la Bourgogne vont ainsi signer une année historique. Après avoir beaucoup investi chez les cavistes et dans la vente en ligne au lendemain de la fermeture des restaurants, beaucoup de maisons craignaient un tassement sur ces segments le jour des réouvertures. Raté ! « Les cavistes et la vente en…

revuevinfr2111_article_003_01_01
10 min
jean-françois ganevat « c’est un tournant de ma vie »

Depuis quelques mois, on entend ici et là que vous vous apprêtez à vendre votre domaine et votre activité de négoce, qu’en est-il ? Ça y est, j’ai vendu. J’ai signé le 1er septembre, après avoir longuement réfléchi. Les vignes, les bâtiments, le stock de vins sur plusieurs millésimes, le négoce, je cède la quasi-totalité de mes activités, y compris mon nom. Ma fille Florine, qui a 32 ans, ne s’intéresse pas à la vigne et mon petit garçon Antide n’a que 8 ans. Difficile de transmettre dans la famille. C’est sûr, c’est un tournant de ma vie, cela fait un pincement au cœur, mais c’est une belle opportunité. Pouvez-vous nous présenter l’acheteur ? Il s’appelle Alexander Pumpyansky. D’origine russe, il vit à Genève. Il est déjà propriétaire, depuis 2008, du domaine Prieuré…

revuevinfr2111_article_008_01_01
4 min
zhao wei, jack ma… bordeaux s’inquiète pour ses stars chinoises

«Madame Zhao Wei ne viendra pas cette année assister aux vendanges », nous précise la réceptionniste du château Monlot qui refuse d’en dire plus lorsqu’on l’interroge sur la propriétaire. Impossible d’avoir des nouvelles de la plus célèbre des actrices chinoises, pourtant très impliquée dans la promotion de ce Saint-Émilion Grand cru qu’elle a acquis en 2011 et qu’elle adore. Une absence tout à fait inhabituelle : ces dernières années, Zhao Wei, intronisée dès 2012 parmi les jurats de Saint-Émilion, s’est beaucoup dépensée pour mettre en avant son château et le vin de Bordeaux en Chine, sur les réseaux sociaux et dans la presse. Les photos de l’actrice habillée de la traditionnelle cape de la Jurade ont fait le tour des médias chinois. Mais à présent, la réussite presque insolente de Zhao…

revuevinfr2111_article_014_01_01
2 min
l’échelle de sucrosité s’impose sur les étiquettes des vins d’alsace

Cette fois, c’est la bonne : après maintes annonces et plusieurs tentatives individuelles pas toujours coordonnées, les vignerons d’Alsace sont sur le point d’adopter une échelle commune de sucrosité des crus. Une excellente nouvelle pour les amateurs de rieslings et de gewurztraminers. Très rapidement, a priori dès le millésime 2021, la contre-étiquette de chaque vin d’Alsace devra indiquer lisiblement si le vin est “sec” (de zéro à 4 grammes de sucre résiduel par litre), demi-sec (entre 4 et 12 grammes), moelleux (entre 12 et 45 grammes par litre) ou doux (au-delà de 45 grammes par litre). Chaque vigneron utilisera la même échelle, validée par l’Union européenne. Un vrai plus pour les consommateurs de vins d’Alsace qui, en dehors des connaisseurs, ne savaient jamais précisément s’ils allaient trouver dans la bouteille un vin…

revuevinfr2111_article_015_01_01
3 min
les châteaux portant un nom d’aoc dans le collimateur

C’est dans le but de “protéger” le consommateur que la Répression des fraudes met actuellement la pression sur l’usage des noms de châteaux. Dans sa ligne de mire, les domaines dont le nom est celui d’une appellation d’origine contrôlée mais qui vendent des vins issus d’autres AOC. « Selon la loi, il ne doit y avoir qu’une seule mention de l’AOC sur la bouteille », confirme le juriste bordelais Jean-Baptiste Thial de Bordenave. C’est ainsi que le château de Santenay a dû changer d’identité pour se rebaptiser domaine du château Philippe le Hardi. Il faut dire que ce domaine bourguignon, qui fédère 98 hectares disséminés sur 17 appellations (Mercurey, Saint-Aubin, Chambolle-Musigny, Clos de Vougeot, Puligny-Montrachet…) et 35 climats, est immense : il s’étend sur 60 km, de Gevrey-Chambertin à la Côte chalonnaise,…

revuevinfr2111_article_016_01_01
4 min
baux de provence : une aop bientôt 100 % bio

Droit devant, on aperçoit le château des Baux. Une place forte longtemps réputée imprenable. C’était aussi l’image renvoyée par le Mas Sainte Berthe, longtemps réfractaire à la certification bio malgré les appels du pied répétés des dix autres domaines de l’AOP, tous en bio depuis longtemps. « Nous étions le dernier des Mohicans », sourit Olivier Rolland, nouveau patron du domaine familial après avoir passé trente ans dans l’informatique bancaire. Une résistance révolue avec une conversion bio entamée en 2020 pour un millésime certifié en 2023. « Attention, il s’agit plus d’une évolution que d’une révolution », tient à préciser le gérant, puisque le domaine était mené en culture raisonnée. « Le désherbage chimique avait été abandonné il y a dix ans. 90 % du chemin était parcouru ». Alors, pourquoi…

revuevinfr2111_article_018_01_01