La Revue du Vin de France No. 646

Grâce à son savoir-faire et ses experts, La Revue du Vin de France vous apporte une information riche pour connaître, choisir et déguster les bons vins, constituer votre cave et multiplier les plaisirs de la découverte.

Land:
France
Taal:
French
Uitgever:
Revue du Vin de France
Frequentie:
Monthly
€ 7,46(Incl. btw)
€ 64,05(Incl. btw)
10 Edities

in deze editie

3 min
les leçons d’une crise

Restaurateurs, bistrotiers, hôteliers : les alliés de l’amateur de bon vin sont tous impactés par les fermetures et les aléas du Covid-19. C’est d’ailleurs tout l’écosystème des magasins de centre-ville qui se trouve bousculé. Et nos amis cavistes n’échappent pas à la mutation. Si la vente de vin est restée autorisée pendant le confinement puis le reconfinement, les voici sous le coup d’une concurrence supplémentaire, redoutable : la montée en puissance de l’e-commerce. Pendant le premier confinement, le site Vente à la Propriété est ainsi passé de 1 000 à 3 000 colis expédiés par jour depuis Mâcon. Chez Wine and Co, basé à Bordeaux, l’activité a bondi de 60 % au cours de la même période. « Nous vivons en ce moment une bascule équivalente à l’arrivée de l’ADSL, qui…

revuevinfr2012_article_003_01_01
12 min
« défendons avant tout l’âme bourguignonne »

La Bourgogne produit des vins réputés, mais la flambée des prix des vins pétrifie les amateurs. Que peut-on faire ? Les vins sont devenus chers parce qu’on n’en produit pas beaucoup, il y a une forte demande et peu d’offre. Mais il n’y a pas que les Grands crus célèbres ou les Premiers crus les plus cotés en Bourgogne. Chez les cavistes, on trouve des vins entre 12 et 18 euros. Ce n’est pas rien, mais cela reste accessible. Alors, bien sûr, mon pommard Clos des Ursulines, un monopole, vaut entre 45 et 48 euros chez un caviste. C’est cher, oui. Mais mon bourgogne aligoté travaillé tout à la main, en bio, sur 1,2 hectare, part de chez nous à 8,40 euros hors taxe et sera proposé autour de 15 euros…

revuevinfr2012_article_008_01_01
4 min
des vignerons exaspérés par les excès du “marché gris”

En pleine foire aux vins, fin septembre, Éric de Saint Victor, propriétaire du prestigieux château de Pibarnon à Bandol, a eu une mauvaise surprise. Consultant le dossier Spécial foires sur le site de La RVF, il tombe sur une promotion qui l’accable : une trentaine de ses magnums 2015 sont proposés à un prix défiant toute concurrence dans les rayons d’un supermarché des Alpes-Maritimes : 54,95 € au lieu de 75,50 €. « Certes, il s’agissait une super affaire pour les internautes, mais je n’ai jamais vendu mes vins à cette enseigne. Et proposer ces 30 magnums à ce prix-là pour faire un coup donne à celles et ceux qui achètent du Pibarnon tout au long de l’année le sentiment qu’ils se font rouler chez le caviste ou chez nous »,…

revuevinfr2012_article_014_01_01
2 min
des pirates filoutent l’igp méditerranée !

C’est une mine à retardement qu’a lancée en Méditerranée, il y a vingt ans, le coopérateur Jean-Louis Piton en obtenant la création de la future IGP Méditerranée. Pour l’ingénieux Piton, alors patron de Marrenon, entre Ventoux et Luberon, il s’agissait de créer un label commun et porteur à l’étranger pour les vins produits en Vallée du Rhône et en Provence. “IGP Méditerranée” : il était impossible en vérité de faire plus simple et plus efficace. Sauf que la France n’est pas seule autour de la belle bleue… « Le choix d’un nom à la puissance commerciale aussi évocatrice était génial mais périlleux car cette mer est partagée par vingt-trois pays riverains dont dix-sept viticoles », résume Axelle Fichtner, directrice d’Inter-Med, qui fédère toutes les ODG du territoire de production de l’IGP. À partir…

revuevinfr2012_article_015_01_01
3 min
françois lurton, le bio à cent à l’heure

Peut-on être engagé en bio, converti à la biodynamie au Chili, prôner le zéro soufre dans ses vins et en même temps regretter la fin des filtrations stériles et du contrôle des fermentations par levures sélectionnées, ces piliers de la technique œnologique ? « Mais oui, bien entendu ! », assure le “flying winemaker” François Lurton, 63 ans, dont le débit de mitraillette n’est pas sans rappeler son père, le regretté André Lurton. Par l’ampleur de ses affaires, son implantation dans quatre pays, sa double casquette de vigneron et de négociant, sa maîtrise de la science œnologique aussi, le tellurique et ultra mnésique François Lurton est à la croisée de toutes les problématiques du vin mondialisé. AOP ET VIN DE FRANCE Élevé à Bordeaux, François Lurton a toujours aimé les vins nets et…

revuevinfr2012_article_016_01_01
4 min
conflit d’actionnaires au repaire de bacchus

Comme beaucoup d’autres, la chaîne de cavistes Le Repaire de Bacchus, qui emploie plus de 80 équivalents temps plein, lutte pour rester en vie en cette période de crise. Parallèlement, elle doit aussi gérer la séparation avec son fondateur, Dominique Fenouil. « Notre priorité est de survivre à cette période. Il nous faut serrer les fesses pour passer, comme la plupart des entreprises françaises », explique Laurent Crochemore, directeur opérationnel du Repaire de Bacchus. En chassant les touristes, le Covid-19 prive ses 39 boutiques installées à Paris et aux alentours d’une part très importante de sa clientèle. VIRAGE STRATÉGIQUE Mais à la crise sanitaire, bien visible, s’ajoute une autre crise, en coulisses cette fois, sur les intentions de son propriétaire. Détenu à 75 % par la Cofepp, dont le patron est le géant…

revuevinfr2012_article_018_01_01