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Vogue Hommes

Automne Hiver 2021 - 2022

Le magazine des tendances au masculin pour les hommes de 35 ans passionnés par tout ce qui est à la mode. Le magazine des hommes vu comme nulle part ailleurs.

Country:
France
Language:
French
Publisher:
Les Publications Conde Nast SA
Frequency:
Biannually
$9.85
$13.13
2 Issues

in this issue

1 min
édito

—Dans le sillage du mot « conversations » en couverture de ce numéro, il faut imaginer que d’autres mots frères lui font écho : dans le désordre, dialogue, confrontation, échange, collision, transversalité, croisement, stimulation, fluidité, ouverture, collaboration, émulation, partage… Au cours de ces quinze dernières années, Vogue Hommes s’est déployé autour d’eux. En réconciliant passé et présent, jeunesse et maturité, classique et avant–garde, masculinité et féminité, mode et style, identité et personnalité, convention et rébellion, ici et ailleurs, « normal » et étrange, essentiel et superficiel. La créativité à cœur, toujours. Il y a aussi les conversations au sens littéral, et celles publiées dans Vogue Hommes ont un je–ne–sais–quoi que les autres n’ont pas. Au–delà du casting rutilant — Karl Lagerfeld, Calvin Klein, Brigitte Bardot, Pierre Bergé, Joan Collins, Charles Aznavour, Isabelle…

2 min
le kif o’keeffe

—Quand Alfred Stieglitz rencontre Georgia O’Keeffe, il a 52 ans, c’est un photographe, peintre et galeriste internationalement renommé pour son avant–gardisme, elle est une prof d’arts plastiques au Texas de 28 ans totalement inconnue. La passion artistique et charnelle qui va les emporter dans une tumultueuse épopée commune — jusqu’à une exposition de leurs deux oeuvres mêlées, seule et unique du genre, aux Anderson Galleries de New York en 1924, l’année de leur mariage — se déploie dans une incroyable correspondance comptant quelque 4 500 lettres dont certaines font jusqu’à quarante pages ! Écrite pour lui dans un style morcelé, pour elle dans une langue plus déliée, c’est une joute de mots et une jouissance de notations à l’ère de l’encre et du papier dont on trouverait l’équivalent aujourd’hui au…

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9 min
les voguehommanies

OTHONIEL, D’ART ET DIOR Élu depuis 2018 à l’académie des Beaux–Arts, Jean–Michel Othoniel sera bientôt prêt pour son installation au fauteuil n° 5 (celui qu’occupait auparavant Eugène Dodeigne) : Kim Jones lui a dessiné pour DIOR HOMME son costume aux rameaux d’olivier. L’exercice est très normé : c’est un costume noir que l’on appelle « habit vert » depuis sa codification en 1801, et où les branches de l’arbre s’épanouissent le long de la jambe, sur les poignets et de part et d’autre de l’ouverture du frac. Pour Jean–Michel Othoniel, les ateliers Dior ont peint à la main le motif à même le tissu, avant de le rebroder de fils de métal, de soie et de coton puis de le rehausser de perles de verre, le matériau de prédilection du sculpteur.…

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2 min
à l’air libre

Assistant réalisationHECTOR J.GUZMAN Coiffure et maquillage ALEXANDERSOLTERMANN Accessoires ELEONORASUCCI Mannequins LUCASEL BALI et TAKFARINES BENGANA…

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3 min
nouveaux nez

BÉTON LIQUIDE Son capot comme un bloc de ciment et sa couleur goudron parlent mieux que les mots pour décrire la sensation de ce parfum extrêmement texturé. Une tubéreuse charnelle se fond à des extraits bruts de forêt noire : bois de cade, de gaiac, d’agar, bouleau et mousse de chêne… Le tout coulé dans un flacon soufflé par le dernier fabricant français de verre à la main, genre de caprice que seule la parfumerie de niche peut se permettre. BLACK TAR, PARFUMERIE PARTICULIÈRE 100 ML, 245 € CHEZ NOSE PARIS REBONDISSEMENT OLFACTIF Si la malice avait une senteur, ce serait elle. Nasomatto (« nez fou », en italien) signe un parfum étonnant en tout point. La senteur : une note très peu commune de calamus, des feuilles de noisetier piquantes et…

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8 min
talk to me

—La création ne surgit pas comme ça. Ce n’est pas une illumination ni une étincelle venue d’en haut. La création est une intuition ; elle se nourrit du dialogue, du débat, et résulte d’un processus, ne serait–il qu’intérieur. La création de mode est un processus bien plus concret et conflictuel que ne voudraient nous le faire croire certains experts. C’est un acte pluriel. Le fruit d’une association. Cette position n’est sans doute pas pour plaire à Diet Prada et à tous les censeurs qui dénoncent les copieurs. Ce que ces donneurs de leçons ne comprennent pas, c’est qu’il y a copie et copie. La création a besoin de la conversation et de la confrontation pour s’épanouir, et les échanges seront soit réels — avec un être vivant avec qui on…

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