l fallait de l’inspiration, de la technique, de la passion, des convictions. Et puis de l’audace. Pas seulement celle du créateur de mode au moment de bousculer le bon ton. Pas seulement celle de l’artiste au tournant de son oeuvre. Mais plutôt l’audace de l’inventeur façon Steve Jobs, déterminé à faire table rase du passé, à proposer du nouveau qui ne ressemblerait qu’à lui-même. Pas l’ombre d’une référence, ni d’une redite : on observe le monde au présent, et on recommence tout à zéro. Voilà ce qui, en quelques collections de la première moitié des années 60, propulse André Courrèges dans la légende, sphère bien plus durable encore que celle de l’Histoire.
La minijupe, la silhouette en A, le pantalon féminin, la lumière blanche, graphique, éclatante, les talons plats façon…