il y a un côté racinien, généralement, chez les couturiers français de Paris. Ils sont toujours, telle Phèdre, suivis d’une OEnone. Celle-ci est une dame d’un âge certain, d’une humeur incertaine, et leur tient lieu à la fois de comptable, de CIA, de porte-voix, de nurse et d’ennemie intime. Ce sont les éminences grises de ces doués, mais généralement fragiles, personnages. Et ce sont aussi des fanatiques, parfois jusqu’au ridicule, de leur grande prêtresse : la Mode. Oubliant que selon le mot de Cocteau, “La mode, c’est ce qui se démode”, elles font de chaque collection, de chaque saison, une tragédie dont elles ne voient plus le comique. C’est pourquoi, lorsque mon amie Bettina Graziani, qui fut, avec Sophie Litvak, le mannequin le plus célèbre du monde, puis la femme…
