Si, comme le chante Catherine Ringer, « les histoires dâamour finissent mal en gĂ©nĂ©ral », que dire des histoires dâhĂ©ritage et de succession ? Je me souviens du dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ© de la tante Louison, Ă lâaube de sa 98e annĂ©e. Je me souviens surtout de ses descendants, fils et filles, petits-enfants, neveux, niĂšces se disputer une lampe en cuivre, surmontĂ©e dâun abat-jour verdĂątre, ayant, selon la lĂ©gende familiale, Ă©clairĂ© les soirĂ©es de ThĂ©ophile Gautier lorsquâil Ă©crivait Le Capitaine Fracasse. Ăpres batailles dâego et procĂšs en lĂ©gitimitĂ© pour dĂ©terminer celui ou celle qui serait le plus digne de faire trĂŽner la sainte relique au milieu de son salon. Si jâen crois la multitude de lettres dâavocat, de constats dâhuissier, de courriers de notaire Ă©changĂ©s dans la famille, je me dis queâŠ
