EXPLORARBIBLIOTECA
Notícias & Política
L'Express

L'Express Thema No. 15

Chaque semaine, vous retrouvez les grands thèmes de l’ACTUALITE politique, économique, sociale et culturelle DECRYPTES en toute indépendance par de grands EDITORIALISTES reconnus dans leur domaine d'expertise. Des grands dossiers, des enquêtes exclusives et des reportages inédits redonnent du SENS à l'actualité et vous permettent de mieux COMPRENDRE le monde actuel.

País:
France
Língua:
French
Editora:
Groupe Express Roularta
Periodicidade:
Weekly
Ler Mais
Nota Économisez 40% sur votre abonnement Zinio avec le code: DIGITAL40
COMPRAR EDIÇÃO
5,09 €(IVA Incl.)
ASSINATURA
41,52 €(IVA Incl.)
26 Edições

nesta edição

2 minutos
nos très chères pépites

C ’est chose entendue, la France dispose d’un patrimoine exceptionnel. Au fil de son histoire millénaire, elle a bâti forteresses, châteaux, palais, cathédrales, ouvrages d’art : autant de splendeurs qui forment aujourd’hui le décor du pays le plus visité au monde par les touristes étrangers. Mais au-delà de ses monuments reconnus sur toute la planète, au-delà des quelque 40 biens inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, la France regorge de trésors parfois insoupçonnés, dans ses sites les plus remarquables comme dans ses villages les plus discrets. Les Français se passionnent de plus en plus pour ces pépites, comme en témoigne la collecte record de la Fondation du Patrimoine, en 2016. Vingt ans après sa création, cette institution d’utilité publique, dont la vocation est d’encourager la mobilisation du secteur privé en…

13 minutos
« on peut aimer le patrimoine sans être réactionnaire »

L’engouement des Français pour les Journées du patrimoine est-il le signe, comme le pensent certains, d’une nostalgie pour notre grandeur passée et d’une difficulté à se projeter dans l’avenir ? Je ne le crois pas du tout. D’abord, je ne vois pas en quoi la nostalgie serait un sentiment déshonorant. Qu’y a-t-il de honteux à visiter Versailles ou Chambord ? Ensuite, je ne pense pas que les Journées du patrimoine soient le signe d’une quelconque nostalgie. Elles sont plutôt empreintes d’un parfum d’aventure dès lors qu’elles permettent d’accéder à des lieux d’ordinaire interdits. Si vous voulez entrer dans le bureau du président de la République, c’est tout simplement le moment ou jamais ! Certains estiment que le patrimoine serait une idée de droite. Ils relèvent que, lors de la dernière campagne présidentielle,…

5 minutos
champs-elysées, l’envers du décor

UN LEGS DE COLBERT C’est à Jean-Baptiste Colbert que l’on doit la naissance de l’avenue des Champs-Elysées. Le ministre et surintendant des bâtiments de Louis XIV reprochait à son roi de passer trop de temps à Versailles et de délaisser le Louvre, « un palais pourtant plus digne de la grandeur de Sa Majesté ». Le souverain se laisse convaincre et ordonne la réalisation d’importants travaux dans la demeure traditionnelle des rois de France, histoire de lui donner envie d’y venir plus souvent. L’objectif ? Réunir le Louvre et les Tuileries. Le chantier est confié en 1664 à Le Vau (architecte), à Le Brun (peintre) et à Le Nôtre (jardinier). Ce dernier voit grand : il souhaite insérer l’édifice dans un vaste paysage. Qu’à cela ne tienne : Colbert achète tous les…

1 minutos
au fil des numéros

N° 25 : « Il y avait là, vers 1855, un jardin d’hiver, une immense serre de jujubiers et autres plantes rares, où l’on venait danser le french cancan pour 1 franc. En 1877, la marquise de Païva, une juive polonaise née en Russie, fit construire à cet endroit un palais luxueux. Son escalier en onyx d’Algérie, sa salle de bains mauresque et son lit en forme de coquille sont restés célèbres, les devises inscrites sur les murs un peu moins. Ecrites en plusieurs langues, elles rappellent les règles du savoir-recevoir. » N° 30-32 : « Ces deux immeubles jumeaux sont les seuls de l’avenue à avoir gardé leur aspect d’origine… et les mêmes propriétaires – une riche famille bourgeoise française – depuis le xixe siècle. Dans le petit pavillon de…

1 minutos
un théâtre d’avant-garde

C’est sur les Champs-Elysées que Gabriel Astruc – une figure du monde musical de la Belle Epoque – rêvait de faire construire son palais de la musique. Mais on lui refusa l’implantation et l’impresario dut se contenter… de l’avenue Montaigne. Il conserva néanmoins le nom d’origine. Question de standing. Son palais, Astruc le voulait du dernier cri. Il fit donc plancher plusieurs architectes. Entrée par la petite porte comme consultants en béton armé, les frères Perret décrochent le chantier. Un pari osé. Avec ses airs de bâtiment industriel, le théâtre des Champs-Elysées fait scandale lors de son inauguration, le 30 mars 1913. Peu après, c’est au tour du Sacre du printemps – un ballet de Stravinsky chorégraphié par Nijinski – de déchaîner la fureur des spectateurs. A l’intérieur, rien ne…

4 minutos
«tout a commencé ici»

Pourquoi les quatre premiers arrondissements recèlent-ils tant de richesses ? › Parce que c’est là que tout a commencé, avec la présence des Gaulois sur un oppidum de 400 hectares entre les deux bras de la Seine. Là surtout que la ville s’est développée jusqu’au milieu du XVIII siècle, sauf à l’époque romaine qui a privilégié la rive gauche. Tous les pouvoirs y étaient rassemblés : le pouvoir royal, d’abord, à l’emplacement de notre actuel Palais de justice, puis au Louvre abandonné en 1564 pour les Tuileries ; le pouvoir religieux, avec Notre-Dame ; le pouvoir intellectuel avec la Bibliothèque royale puis nationale… Les arts ont naturellement suivi : les collections du roi ont formé le fonds du Louvre. Ce périmètre des quatre premiers arrondissements abritait toute la vie parisienne :…