En tout cas, c’est l’espoir de nombreux astrophysiciens. Car si des bourrasques de matière noire balayaient effectivement notre planète, et, au passage, leurs laboratoires, les chances de la détecter augmenteraient substantiellement. Or, jusqu’ici, personne n’a jamais observé cette énigmatique matière invisible. Pourtant, pour les théoriciens, son existence est aujourd’hui le meilleur moyen d’expliquer le mouvement des étoiles et des galaxies dans l’Univers.
L’an dernier, le satellite Gaia, qui orbite autour du Soleil de conserve avec la Terre, a identifié des flux de poussières et d’étoiles balayant notre Système solaire: les modèles ont montré qu’il s’agissait des résidus d’une petite galaxie entrée en collision avec la Voie lactée il y a plusieurs milliards d’années. Or, l’équipe du physicien Ciaran O’Hare, à l’université de Saragosse (Espagne), s’est rendu compte que cette collision…