En juin 2019, notre article “Monogamie : juste une histoire d’hormones” (S&V n° 1221, p. 104) mettait en avant plusieurs études scientifiques montrant l’implication de deux hormones, l’ocytocine et la vasopressine, dans les relations de couple. À l’origine de cette idée, et de ce champ de recherche, les travaux menés sur le campagnol : chez celui des prairies, espèce monogame, l’organisation des récepteurs à l’ocytocine et à la vasopressine diffère de celle du campagnol des montagnes, polygame. Sauf que l’étude publiée en février dernier par l’équipe de Nicholas Grebe (université Duke, États-Unis) vient battre en brèche l’universalité de ce modèle. Son équipe s’est en effet penchée sur le cerveau de 7 espèces différentes de lémuriens. Parmi ces espèces, qui sont des primates, cinq sont polygames et deux monogames. Or les…