mars 1987 : un visage de jeune et jolie bourgeoise (Laetitia Firmin-Didot, top model de bonne famille qui deviendra l’épouse de Paolo Roversi), perverti par un tumulte de taffetas à larges rayures roses et blanches, comme pour réaffirmer ce savoir colporté dans le monde entier depuis Paris. La «couture», c’est l’exubérance, la désinvolture, la fantaisie, l’opulence, la beauté, le rêve. Une poésie, aussi, qui tient au langage, à la jouissance sans pareille de la description. Car on ne parle pas de haute couture comme on parle de prêt-à-porter. En ouvrant cette édition de Vogue, on apprend par exemple que Laetitia Firmin-Didot porte «une veste lacée à col drapé et une jupe amphore, en taffetas de soie rayée de Taroni». On découvre aussi que le turban drapé, coupé en couverture, est…
