L’image du sot néandertalien s’éloigne à mesure que généticiens et paléoanthropologues découvrent ses capacités… La dernière en date ne manque pas de surprendre : et si, pour allumer ses feux plus facilement, en plus de frotter des silex, notre cousin disparu avait utilisé des “allume-feu” de sa composition ? L’étonnante hypothèse est celle de l’équipe de Peter Heyers et Marie Soressi, de l’université de Leyde (Pays-Bas). Travaillant sur le site de Pech-de-l’Azé (Dordogne), occupé il y a quelque 50 000 ans, ils ont entrepris d’analyser les nombreux fragments d’oxydes de manganèse présents, notamment au niveau des foyers – comme dans d’autres sites néandertaliens d’ailleurs. Surprise : il s’agissait surtout de dioxyde de manganèse (MnO ) 2 … Pourquoi cette préférence, alors que ces blocs devaient lui servir de pigments sombres…
