Petite, elle imite sa mère dans Rigoletto de Verdi Naître Cendrillon et finir en Cruella. C’est un peu le destin de l’icône R ’n’ B Mariah Carey, chanteuse hors norme, avec ses rarissimes cinq octaves et demie, ses dix-neuf titres n° 1 aux USA – juste derrière Les Beatles qui en ont eu vingt –, ses looks d’une féminité glamour mais obsolète, ses frasques variées, ses compagnons jetés dès leur date de péremption atteinte et son fardeau de révélations sordides, entre procès avec le petit personnel, embrouilles avec ses collègues et règlements de comptes familiaux. Cette famille, justement, sera toujours pour elle une source de soucis. Elle naît en 1969 (ou 1970, on n’en est pas très sûr) à Hutington, petite ville près de New York, benjamine d’une famille de…