En théorie, les fleurons du tournesol (les centaines de petites fleurs qui composent la fleur centrale) dessinent un motif régulier en spirale qui obéit à une intrigante propriété : si l’on compte ces spirales, qui s’enroulent dans un sens et dans l’autre, on obtient deux nombres consécutifs de la suite de Fibonacci, une suite dans laquelle chaque terme est la somme des deux précédents (0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, etc.). Selon les biomathématiciens, il s’agit pour la fleur de maximiser le nombre de ses fleurons. Sauf que l’étude précise de 657 tournesols, réalisée dans le cadre d’un projet participatif (Turing’s Sunflower Consortium), vient de révéler que ce lien avec la suite mathématique est souvent imparfait, voire inexistant dans 20 % des cas. “La disposition des éléments…
