En début de soirée, le mardi 28 févier 1984, au poste-frontière d’Hendaye, les douaniers français font garer une BMW noire, immatriculée 5139 RZ 02. Le conducteur, qui remonte d’Espagne, tend des papiers au nom de Savic. Rien dans les fichiers sur ce paroissien. En revanche, le véhicule est déclaré volé. Les policiers sont appelés. Beau gosse, élégant, affable, aimable, Savic raconte que, photographe professionnel, il a dû « emprunter » la BM pour fuir une épouse envahissante. La fable ne convainc personne. Il est conduit au poste où il se montre extrêmement prévenant, coopératif, charmant, charmeur, beau parleur au point que les flics sont sur le point de le remettre en liberté contre le dépôt d’une modeste caution lorsque l’information tombe de Paris : les empreintes digitales de Savic sont…
