La veille, le samedi 11 août 1951, Pierre Chevallier, 42 ans, député du Loiret, maire d’Orléans, étoile montante du centre-gauche, vient d’être nommé secrétaire d’État à l’Enseignement technique, à la Jeunesse et aux Sports dans le deuxième gouvernement de René Pleven. À l’Assemblée nationale, dans l’après-midi, il rencontre le chef de son parti et ami, François Mitterrand. « Ma femme veut m’abattre, lui dit-il, mais ça n’est pas grave car elle ne le fera pas. » « Fais attention Pierre, lui rétorque celui qui est alors ministre de l’Outre-Mer. Les crimes passionnels, ça existe… » Après sa prise de fonction officielle, Pierre Chevalier dîne en ville et passe la nuit dans son appartement parisien, rue de Cambronne. Le dimanche 12, à 7 h 30, il quitte Paris, direction Orléans. Un…
