Bienvenue dans les confins de l’esprit humain. Sous les lumières crues du bloc opératoire, ils ne sont qu’une poignée de chirurgiens, dans le monde, capables de sonder les limites du fonctionnement de notre cerveau.
Avec une minutie sans égale, ces médecins chevronnés plongent leurs instruments dans notre organe vital avec, en ligne de mire, une question fondamentale : quelle fraction du cerveau de mon patient puis-je amputer sans détruire ce qui définit son identité? S’ils ont le pouvoir, tout autant que le devoir, de se la poser, c’est qu’il s’agit d’opérer, parfois de façon préventive, de graves tumeurs cérébrales. Pour tenter de sauver la vie des patients, ils doivent ôter, sans séquelle ou presque, des portions de leur cerveau parfois aussi grosses qu’une orange.
A chaque opération, ils ouvrent ainsi…
