HASARD OU COÏNCIDENCE, Rianne van Rompaey, en couverture de ce numéro, est la citation fortuite d’une pin-up iconique et familière. Jambes kilométriques, taille en amphore, crinière blond vénitien, yeux comme des lacs et insouciance rafraîchissante, cette image du top model néerlandais aurait pu naître sous le crayon de Kiraz. Pendant des décennies, enlacées aux colonnes Morris ou couchées sur papier glacé (notamment celui de Vogue), les Parisiennes du dessinateur ont fasciné autant qu’elles ont fait sourire. Et il y avait de quoi. Ultra-couture ou intégralement nues, sur le bitume de l’avenue Montaigne ou sur le sable de Saint-Tropez, ces créatures sensuelles et longilignes, sous couvert d’innocence et de légèreté, prenaient la vie côté plaisirs. Séances de shopping clope aux lèvres, bavardages seins nus, lézardage sur le deck d’un voilier, dîners…