Le 21 avril prochain, pour les 433 000 habitants du Cap, ce sera le fatidique « jour zéro ». Après trois années d’une sécheresse historique, ils seront à court d’eau : plus une goutte, nada, juste le sifflement du vide dans robinets et siphons. Cette métropole sud-africaine tire son nom du cap de Bonne-Espérance, mal nommé par les navigateurs portugais qui espéraient qu’il guiderait leurs caravelles jusqu’aux Indes. Au nord, à 9 341 kilomètres à vol d’avion, tropique du Capricorne, Équateur et tropique du Cancer franchis, le zouave du pont de l’Alma a les pieds dans l’eau. Comme Elbeuf, Draveil, Corbeil-Essonnes, Athis-Mons, Thorigny-sur-Marne, Villeneuve-Saint-Georges… et tant d’autres communes baignant dans les bassins de Seine, Saône, Meuse, mais aussi, plus au sud, de la Loire ou du Rhône. Deux mondes :…