Jusqu’au 26 février 2016, personne n’avait réussi l’ascension hivernale du Nanga Parbat, surnommé la « montagne tueuse ». Ce jour-là, après cinq jours de marche, le Pakistanais Muhammad Ali, l’Espagnol Alex Txikon et l’Italien Simone Moro réussissaient l’exploit. Une première mondiale qu’avaient ratée de peu, ÉlisabethRevol et Tomasz Mackiewicz, échoués à 7 200 m.
C’est pour atteindre leur rêve que ces derniers sont repartis à l’assaut des cimes, le 20 janvier dernier. Une douzaine de jours plus tard, comme la rescapée nous le raconte, sur son lit d’hôpital à Sallanches, le rêve s’est transformé en cauchemar. Lors de sa descente, le duo, en grande difficulté, active un signal de détresse. L’alpiniste polonais, pourtant aguerri, n’arrive plus à avancer. Tomek « étouffait, n’arrêtait pas d’enlever son buff pour respirer… Sa voix…